Revue de presse Afrique - À la Une: la guerre en Ethiopie...

Podcast de l'émission Revue de presse AfriquePar RFI

Podcast mis en ligne le 00:04:26
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Il avait promis d'y aller, et il y est. Le Premier ministre sur la ligne de front. À en croire le porte-parole du gouvernement éthiopien cité par le Sudan Post, Abiy Ahmed est aux commandes sur le terrain. Et c'est « une tradition de voir les leaders éthiopiens aller au champ de bataille » ajoute le journal soudanais. « De l'empereur Hailé Sélassié ou à l'empereur Yohannes IV tué sur le champ de bataille en 1889 »… « Abiy Ahmed au front au nom de Cléopâtre, Ménélik et Selassié », titre Aujourd'hui au Faso revenant ironiquement sur ce « bel élan patriotique ». Abiy Ahmed rejoint dans son « appel au martyr » par un certain nombre de personnalités éthiopiennes, nous apprend l'Ethiopian Reporter. « De hauts dirigeants du parti amhara, mais surtout le double champion olympique Haile Gebreselassié, le marathonien Feyisa Lelisa, le chanteur Mesfin Bekele, le maire d'Addis Abeba ont confirmé qu'ils rejoignaient cette campagne », affirme le journal éthiopien. Et « les effectifs des nouvelles recrues civiles contre l'avancée des rebelles [plus qu'à 180 km d'Addis] devraient croître dans les jours prochains », enchaîne Wakat Sera. Mais le journal burkinabé s'interroge : « la situation bien défavorable pour les forces loyalistes peut-elle connaître un changement avec la montée au front de ce Premier ministre débarrassé de son costume de Nobel de la paix pour réenfiler sa tenue de combat? ». « Il urge de sauver l'Ethiopie du chaos en appelant les fils du pays non au front mais au dialogue », tance encore Wakat Sera. La presse africaine s'arrête aussi sur le retour du poste de Premier ministre au Sénégal... Au lendemain de sa réélection, Macky Sall avait décidé de supprimer le poste, rappelle Walf pour « plus de fluidité ». Deux ans après, la réinstauration de la fonction sonne comme « un aveu d'échec », commente le journal sénégalais. Car « pour faire revenir le premier ministre, il va falloir en passer par la révision de la constitution dont avait été expurgée le poste ». « Pour Macky Sall, la constitution est un torchon », lance rageur Guy Marius Sagna dans Seneweb. À l'époque, l'activiste était de ceux qui manifestaient devant le parlement contre la suppression de ce poste. Il avait même été arrêté rappelle Seneweb. Le leader du mouvement Frapp enfonce le clou : « cette décision du président et de son régime révèlent leur dérive [...] ils ne savent pas où ils vont ». « L'auteur du ni oui ni non ne sait plus quoi faire » juge Thierno Diop dans Senebo. « Le chef de l'Etat cherche ainsi à refiler la patate chaude à travers la nomination d'un Premier ministre fusible, dit encore Senego. Et offre ainsi un os à ronger à ceux qui le poussent à proposer un schéma air de transition vers 2024 ». Ce jeudi, Journée internationale pour éliminer les violences faites aux femmes qui fait réagir là encore au Sénégal Briser la loi du silence, « mettre fin dès maintenant aux violences à l'égard des femmes » lance le Quotidien. Le journal sénégalais s'empare d'une étude inédite de chercheurs de l'université Gaston Berger de Saint-Louis sur les violences domestiques, au sein même des familles. Dans une famille sur deux au Sénégal, il y a de la violence avance le Geste. « Un taux moyen de 55% ». « Et l'actualité sénégalaise est malheureusement venue rappeler l'urgence de s'attaquer à ces violences ». De l'affaire du viol suivi de la grossesse de Miss Sénégal 2020 en passant par le viol d'une mineure de 13 ans par un lutteur, le quotidien sénégalais rappelle également le chiffre des féminicides au Sénégal : « 137 femmes tuées par un membre de leur famille ». « Le défi, rappelle le Quotidien, c'est de vaincre les codes sociaux qui poussent les victimes à ne pas dénoncer leurs bourreaux ». Enfin la visite au Maroc du ministre israélien de la défense suscite des commentaires. « Visite historique » pour Le Pays au Burkina après le premier déplacement officiel d'un ministre de la défense de l'Etat hébreu au royaume chérifien. Le Maroc et Israël ont signé des accords importants en matière de défense. Logiciels espions, drones de combat, voire Dôme de fer. « Le Maroc scelle un accord sécuritaire sans précédent qui fait trembler l'Algérie » promet H24 info. « L'Algérie est visée », assène un député du FLN dans une interview à Tout sur l'Algérie. Et ce, alors même que les spéculations vont bon train sur la construction d'une base marocaine avec les Israéliens près de la frontière algérienne.
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