Revue de presse Afrique - À la Une: Bientôt un vaccin Pfizer-BioNtech produit en Afrique du Sud

Podcast de l'émission Revue de presse AfriquePar RFI

Podcast mis en ligne le 00:04:22
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Un accord a été trouvé avec les laboratoires, nous dit ce jeudi matin le Business Day. Accord conclu avec Biovac, précise le journal économique, un institut basé au Cap et soutenu par l’État sud-africain. Ce sera d’ailleurs « la première entreprise en Afrique à être impliquée dans la production d’un vaccin à base d’ARN messager », souligne le Business Day. Biovac rejoint ainsi « un réseau mondial de plus de vingt sous-traitants impliqués dans la production du vaccin Pfizer-BioNTech ». La phase finale du processus de fabrication en Afrique du Sud Concrètement, explique The Citizen, « Biovac obtiendra des substances médicamenteuses auprès d'installations en Europe, et elle fabriquera des doses finies [l’an prochain ] en 2022 ». Objectif, lit-on, « fabriquer plus de 100 millions de doses par an, à distribuer au sein de l'Union africaine (UA) ». Le président Ramaphosa « décrit cette collaboration comme une avancée dans la protection des nations africaines contre le coronavirus », rapporte encore The Citizen. Pourtant, un accès équitable au vaccin ne suffira peut-être pas à enrayer l’épidémie. Alors que l’Afrique du Sud fait face à une nouvelle vague provoquée par le variant Delta, dans The Mail and Guardian, une spécialiste des maladies infectieuses tire des leçons d’une autre maladie. « Il y a quatre décennies, cinq hommes ont présenté un ensemble de maladies alors mystérieuses dans trois hôpitaux de Los Angeles. Ils deviendraient finalement les premiers cas documentés de Sida », écrit-elle en s’inspirant des « 40 ans de lutte contre le VIH ». Évidemment, dans le cas du Covid-19, l’accès au vaccin est « essentiel » mais cela ne s’arrête pas là. Le quotidien tire quatre autres leçons : à savoir, plus largement « le rôle important du financement international dans une riposte équitable à la pandémie ». Il faut ensuite « aller au-delà de l'accès au vaccin pour soutenir les systèmes de distribution locaux ». Il faut en même temps « contrer le secret et la peur [du vaccin] », mener le combat « contre la désinformation », nous dit le Mail and Guardian pour qui enfin, dernier point, il faut « connaître au mieux l’épidémie et combler les lacunes dans les données ». Principalement autour des femmes et des enfants « qui n’étaient initialement pas inclus dans les essais cliniques ». Entre Bénin et Nigeria, le sort de Sunday Agboho Un sujet agite le Nigeria et le Bénin, c’est le sort du militant nigérian Sunday Agboho, qui prône l'instauration d'une nation Yoruba au Nigeria et a été arrêté à Cotonou lundi et Abuja réclame son extradition. Or, désormais c'est « l’incertitude » qui suit cette arrestation, nous dit The Guardian. Le journal nigérian souligne que « des avocats chevronnés et des groupes yoruba de premier plan appellent le gouvernement du Bénin à empêcher l'extradition ». Au Bénin justement, dans Matin Libre, un professeur de droit de l'Université d'Abomey fait part quant à lui de ses « réserves et réticences ». Il invite le gouvernement béninois à se montrer « prudent au regard des conventions internationales ». Ce professeur estime que l'État nigérian « ne peut lui assurer sérieusement des garanties au niveau des droits de l’homme, en raison de son opposition » au régime Buhari. Une possible rencontre en Côte d'Ivoire « Les Ivoiriens retiennent leur souffle et s'interrogent », affiche la Une de L'Intelligent d'Abidjan. Le bruit monte, « c'est le gouvernement qui l'a annoncé par la voix de son porte-parole Amadou Coulibaly », mercredi 21 juillet, « au sortir du conseil des ministres », explique le journal. « L'ex-président Laurent Gbagbo devrait être reçu au palais présidentiel par le chef de l'État Alassane Ouattara ». Rencontre prévue à première vue le mardi 27 juillet, « soit un mois et 10 jours », après le retour de Laurent Gbagbo au pays, souligne L'intelligent. « Amadou Coulibaly a d'ailleurs affirmé que Laurent Gbagbo et son successeur se sont entretenus au téléphone en début de ce mois », précise le site de Koaci. L'idée même de cette rencontre fait « grogner dans tous les camps », elle « fait déjà des mécontents », observe L'Infodrome. « Sur les réseaux sociaux, c'est la première fois que les militants de tout bord partagent le même avis » et s'y opposent, lit-on. En tout cas, L'Intelligent d'Abidjan s'interroge : aura-t-il bien lieu enfin, « ce face-à-face tant attendu depuis 10 ans, après la passation de charges avortée en 2010 » ? S'agit-il ici du « vrai début de la fin de la crise post-électorale » ou alors d'un « remake des sourires trompeurs d'avant crise malgré l'accord de Ouaga ? ». Et là, seuls l'avenir et les intéressés pourront nous répondre.
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