Ange Bouable (Nappyme), le start-upper qui veut (dé)coiffer les femmes afros

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J’ai découvert Nappyme au détour d’une conversation avec un partenaire… Et je me suis demandé qui pouvait être derrière cette idée ? J’ai cherché et trouvé ce jeune homme qui ne se prend pas très au sérieux, mais qui a pris l’habitude d’amener ses rêves à la réalité. Cela méritait bien cette petite conversation avec Ange…

Présentez-vous et d’où vous est venue l’idée Nappyme ?

Je suis Ange Bouable. J’ai créé Nappyme en partant de deux constats. Le premier est qu’il n’est pas aisé de trouver de très bonnes coiffeuses afro à Paris. Le second est que dans les salons de coiffure qui peuvent offrir ces prestations, la réception est souvent de mauvaise qualité. Le service client n’est parfois pas de mise, et les attentes sont trop longues. Nous avons essayé d’analyser ce secteur d’activité et de voir comment adapter tous les nouveaux usages technologiques au secteur de la beauté et de l’esthétique. Et nous avons décidé de nous concentrer sur les besoins des cibles féminines afro.

Aujourd’hui, Nappyme, c’est combien de coiffeuses et d’utilisatrices ?

Actuellement, nous avons une cinquantaine de coiffeuses actives que nous proposons aux clientes, et entre 200 et 300 demandes en attente dans notre back-office. Nous avons un processus au cours duquel nous les rencontrons toutes, et nous discutons des conditions de collaboration, notamment en ce qui concerne le « care », c’est-à-dire le soin et la qualité de la relation avec la cliente. Pour nous, c’est très important parce que cela reflète notre culture. Avant le début de la prestation, la cliente doit se sentir à l’aise. Nous avons aujourd’hui plus de 10 000 clients inscrits sur la plateforme.

Pour l’instant, votre application fonctionne sur l’Ile-de-France. Avez-vous des projets d’expansion ailleurs dans la diaspora et en Afrique ?

Oui, mais ça viendra avec le temps. Une fois que l’on aura saturé le marché de Paris et de sa région, et que l’on aura acquis une vraie expérience dans la mise en relation et la qualité des soins, on pourra penser à un déploiement dans les capitales européennes où il y a de fortes communautés afro, mais aussi aux Etats-Unis, en Amérique du Sud et en Afrique.

AB

Vous avez porté un regard très critique sur les prestations des salons de coiffure black en Europe. Pouvez-vous préciser votre propos ? Pourquoi n’avez-vous pas voulu travailler avec les salons de coiffure ?

Les salons de coiffure afro sont souvent mal organisés au niveau de l’accueil de la cliente. Ceux qui y travaillent savent coiffer mais en ce qui concerne la relation client, il y a de grosses lacunes. Du coup, nous essayons de réorganiser le secteur en le considérant comme une communauté. Nos coiffeuses, nous les appelons des ambassadrices, parce qu’elles représentent notre culture. Elles ont entre 18 et 26 ans pour la plupart, ce sont des indépendantes. Elles se déplacent au domicile de la cliente, qui peut elle aussi venir vers elles si elle le souhaite.

Est-ce que Nappyme peut proposer des promos aux lecteurs d’Afroconso ?

En ce moment, on n’a pas de champ « code promo ». Mais nous pouvons organiser ensemble un jeu-concours qui permettra à une de vos lectrices de gagner une coiffure gratuite.

Chiche ?

Chiche.

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